Drôle de voyage en Mongolie…

…en état modifié de conscience…

Quand René un jour m’a téléphoné pour me raconter son voyage en Mongolie, juste au moment où je me demandais ce que j’allais bien écrire pour le dossier « Etat Modifié de Conscience » du magazine « Santé Intégrative », mon sang n’a fait qu’un tour : c’était une extraordinaire synchronicité !
Son voyage à  travers l’iris de l’oeil des gens qu’il a rencontrés là-bas,
ce voyage en sa poésie limpide,
dans une autre dimension de notre conscience,
est bien plus convainquant que n’importe quel discours intellectuel sur cette possibilité de notre conscience humaine, quand elle tourne d’un cran sur son axe, de se modifier et de visiter d’autres dimensions.
Lisons haut et fort René, plusieurs fois peut-être,
et que ses mots résonnent en nous comme l’alcool d’un grand poème capable de nous faire basculer Ailleurs,
plus loin, au delà de notre petit monde egotique,  rapetissé sur ses certitudes matérielles et rationnelles.
Car, bien sûr, la poésie, la grande poésie, celle qui transporte vers le haut, vers les cîmes, cette poésie est toujours écrite en état modifié de conscience – Baudelaire, Rimbaud, Artaud, Michaux  et tant d’autres sont là pour en témoigner.

Mais lisons René Marion, c’est de la haute voltige :

 

« Le monde aujourd’hui est chaotique, mais ne l’a-t-il pas toujours été ?

Je dois avouer que mon passage chez les chamans m’a ouvert à d’autres degrés de connaissance, et il m’arrive de ne pas toujours savoir ce que je dois faire avec ça.
J’ai perçu les mémoires, les vies, les architectures, le rôle essentiel de l’art et du soin…
J’ai été pour eux le seul chaman occidental n’ayant pas de dieu, et j’ai souri…

Un temps pour soi …drôle d’histoire… plus de dix ans déjà,
et pour une première fois cette demande d’Alain Gourhant de traduire mon passage mongol auprès des chamans…

S’il pouvait y avoir un début…
L’histoire commençe sur un banc avec cette drôle d’affirmation: « Raconte ton rêve »
Enfant je marchais dans cette lointaine contrée d’Asie…
et cette pensée se réveilla une seconde fois, à 20 ans, lors de la projection du film Dersou Ouzala d’Akira Kurosawa, sorti en 1975, d’après le livre éponyme de Vladimir Arseniev…

La proposition de cette femme était surprenante : « Désires tu y aller ? »

Je te vois logisticien de clown sans frontières, à Oulan Baator, où nous avons à constituer une équipe afin d’intervenir en faveur des enfants de rue.
Surprenant raccourcit du temps où l’occasion m’était donné de vivre mon rêve

Quelques mois plus tard il me fut proposé de demander au chaman s’il avait besoin d’une herbe,
et je me retrouvai passeur de message …

Lors de la mission je posais cette question de pouvoir rencontrer le (la) chaman(e),
mais ce fut toujours cette même réponse laconique : « ce n’est pas le moment, il y a trop de travail avec la lune, mais je poserais la question de ton souhait d’être reçu »…

Quelques jours plus tard on me glissa en cyrillique une adresse sur un bout de papier et je pris le premier taxi ne sachant pas ou j’allais ni à combien de kilomètres se trouvait ce rendez-vous.
A voir défiler la banlieue sous la glace, je fus pris d’une certaine peur et ce d’autant plus que je me retrouvais aux pieds d’un immeuble de type soviétique, à la tombée du jour…
Montant les étages ce fut une sonnette d’oiseau qui m’invita à franchir le seuil …

Là, dans ce couloir, siégeaient de multiples manteaux et bottes.
Visiblement les convives se devaient d’être nombreux… J’avançai et mon regard croisa celui d’une femme…
et ce fut surprenant, je la pris dans mes bras comme une mère, et au croisement de nos regards, je vis simultanément cette même femme sous tous les âges …

Il y avait là nourritures et odeurs de cuisine…Je fus convié à me déplacer dans la salle à manger où se tenait la chamane, son mari et de nombreux invités déjà assis.
Je pris place et s’imposa à moi l’idée de ne point juger mais de voir ou de vivre cette rencontre, tel un être neuf,
avec une éponge dans la tête, ne pratiquant que l’absorption  :    .
Surtout ne pas penser, ne pas juger, laisser grandir …

Se déroula devant moi un rite, où la femme dansait au son du tambour accompagnée par un homme …
Dans cette transe donnée devant des restes d’animaux, plumes et os, je vis cette femme tomber… et son mari fut le lecteur accompagnateur du voyage …
J’avais peur pour cette femme, elle avait les yeux révulsés et sa chute au sol me faisait penser à une perte totale des sens, voire même au fait de perdre la vie … La syncope ou l’évanouissement se suivait parfois de massages assez violents afin de la ramener à la vie. …
Ne comprenant pas la langue, il m’était impossible d’accéder aux commentaires de l’homme, il me sembla qu’il répondait aux questionnements des patients présents.

On m’invita ce soir là à inventer mon chant, ce que je fis non sans mal,
et je me mis à siffler en diphonie à mon grand étonnement

Ce fut une autre invitation qui me laissa perplexe, on m’invitait cette fois à lire moi aussi…
.
Je ne me voyais pas pratiquer la danse ni à m’asseoir en tailleur…
pourtant je me mis à chercher une lumière et invitai le Viel Homme à se situer face à la lune, je pris directement ses 2 poignets, mes pouces sur des points précis, et je cherchai le reflet de l’astre dans ses yeux…
La tète vide, mon regard fut saisit par ce désir de se laisser aller d’iris en iris, plus particulièrement sur celui de gauche de l’homme se tenant en face.

Je me laissai aller et rapidement s’offraient à moi des paysages, un troupeau de rennes vu d’en haut, puis que je chevauchais…
C’est un curieux sentiment que celui  d’être aussi bien au dessus, dans le lointain, avec une vision d’ensemble, que dans le mouvement réel, ne pouvant d’ailleurs discerner si c’était une image, un film ou une pratique que j’exerçais à mon tour…

J’entendis le chaman m’interroger via la traductrice sur ce que je voyais, l’assemblée présente semblait mettre également toute son énergie à mon accompagnement …
Je me mis à raconter, et mon guide m’incita à voir au plus prés et à décrire les paysages, les habitats, les émotions.
Je me taisais parfois ne sachant pas si je me devais de tout décrire …
ce fut le cas lorsque je vis ou fis l’amour à cette inconnue pourtant si familière …

Ce qui m’étonnait c’est qu’il m’était impossible de faire la différence entre le regard, la perception et le vécu. Je voyais et vivais tout dans cette confusion de l’autre et du moi …

Je fus même étonné de rentrer dans une demeure dont l’architecture et les couleurs n’avaient rien à voir avec les yourtes traditionnelles. On m’incita à voir et à décrire chaque détail de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Lorsque je distinguais mal on m’invitait à me rapprocher et je vivais pleinement l’instant…
J’avais le temps de la rencontre, des sensations et du froid aussi, c’était un si beau voyage…

Je sortis de celui-ci avec cette parole : « ainsi va l’esprit, désormais regagne ton corps ! »
C’était simple, incroyable aussi, mais mon mental reprit le dessus en me disant que je venais d’assister à un bon film, avec cette autre question : « Ce voyage est-il réel ou est-ce mon imagination ? »…

Tant pis, tant mieux !!! Il n’y avait pas de psychotropes et j’avais besoin de passer à autre chose, tellement cette expérience était extraordinaire…

Je vis les autres pratiquer l’offrande et je fis de même, avec dans mon for intérieur cette pensée du don qui se devait de n’avoir aucune contre partie.

Comme il m’invitait à venir chaque soir, je le fis, lorsque le travail m’en donnait l’occasion.
Un jour, en rentrant, je vis le Viel Homme qui se grattait le dos avec un drôle d’objet et l’interrogeai. Sa réponse fut sans équivoque : « Ne pose pas de question là où tu as déjà la réponse »… Cela me laissa perplexe, l’initiation commençait réellement.

Je restai quelques jours comme simple observateur avec pour seuls échanges les sourires et ce sentiment merveilleux d’être bien, tout simplement.
La surprise vint de la demande de l’homme concernant la peur de la mer ou plutôt de l’absence de terre. Je lui demandais à mon tour de préciser et je compris qu’il me parlait d’un bateau en mer, qu’il me décrivait de drôles de crustacés dans des caisses blanches, et une instabilité qu’il ne supportait pas, tout comme ces odeurs de gasoïl…
Je mis en parallèle son émotion et la mienne, j’avais durant ce voyage ressenti la steppe, les rigueurs de l’hiver, la peur aussi devant ces éléments inhabituels de la nature et il me renvoyait ma propre mémoire, ma propre réalité : celle de la pêche aux langoustines au large de Douarnenez …

Je pris soin de lui expliquer que mes peurs étaient similaires aux siennes et que chaque milieu nécessite apprentissage et adaptation…
Ce que j’avais pris comme un voyage mental se précisait ou se « corsait ».
Comment se faisait-il qu’il me racontait ainsi ma vie? Il n’y avait pas eu de mot, juste l’iris vers l’iris, juste le tunnel, juste ce passage ou le vide se remplit de l’absolu de l’autre, sans jugement aucun :
la vie de l’autre se donne en mémoire et se livre l’autre vie en retour…

Je me mis à penser à l’enseignement. Quel bonheur absolu ce serait d’enseigner avec ce principe simple de recevoir et donner de la sorte !
Cet enseignement fait abstraction de la langue de l’autre ; je comprends cette langue et la culture de l’autre, en éprouvant sa vie.

Alors que je parlementais, un jour, avec les autorités pour permettre aux clowns de jouer dans la prison des femmes, un grand pourquoi vint me rappeler : « pourquoi cela m’arrive t-il a moi ? ».

Alors, je partageais cela avec d’autres occidentaux.
Un ami se déplaça même pour observer le cérémonial, mais l’on me fit sentir qu’il n’avait pas sa place.
Les jours suivants on me fit passer plusieurs épreuves, et chaque soir, l’appartement se remplissait un peu plus, avec cette impression de rassembler au même endroit la totalité des chamans de Mongolie.

Les épreuves furent diverses, du petit mot que l’on tenta de me coudre dans la veste, au porte bonheur ou aux cartes sans doute divinatoires, et ma réponse fut constante : « je ne suis pas venu pour cela ».
Il y eut une épreuve mentale surprenante que je mis du temps à comprendre : celle du boulier ou je devais décrire la manière dont les boules étaient ordonnées entre les blanches les noires et les marrons.
A ma lecture les hommes acquiescèrent et semblèrent étonnés.

Je fus chaque soir par la suite en état de lecteur. On me mena des personnalités diverses et chaque soir, à leur demande, à l’issue du cérémonial de transe, je lisais avec mon protocole habituel.
Un soir je reçus une femme et j’eus la vision d’un homme allongé sur un lit à baldaquin noir tenant un livre sur le ventre. Ce que je voyais ressemblait à la mort et je ne pouvais l’accepter. Quel lien entre cette femme et cette image de l’homme ? Via ma traductrice je m’adressai à la femme verbalement et compris qu’il était difficile de passer de cet état particulier du lecteur à cet autre état du traducteur se devant d’user du langage humain, puis de devoir repasser en lecture des images sans perdre le fil.
Je posais des questions en espérant que mes visions soient fausses, mais elles ne l’étaient pas à mon grand regret …Ce soir là, je n’osai pas lui dire que son père allait mourir, je lui dis simplement qu’il importe de dire aux vivants combien on les aime …

Je demandai au chaman s’il était possible de tout dire, il me répondit : « fais avec ta conscience, il en est ainsi » …
Je constatais par ailleurs qu’un mécanisme particulier se produisait systématiquement. Celui du refus de devoir ou de ne pouvoir annoncer à l’autre une vérité, et ce d’autant plus que les images travaillaient indistinctement passé, présent et futur …
Ce peuple est curieux ou du moins nous n’avons pas en occident la même représentation du temps …

Un jour, j’avais rendez vous avec une interprète chrétienne, à moins 37 degrés sur une des places principales et je n’avais aucune autre alternative que de devoir la rencontrer pour qu’avance ma mission.
Je dus attendre plus de trois heures et appris à faire circuler les énergies dans le corps pour lutter contre les éléments et le froid.
Tout ceci pour vous dire que lorsque que l’on vous parle du grand KHAN et d’hier, sachez concevoir qu’hier n’a pas d’âge, tout comme ces minutes sous la glace à attendre l’autre.

Ne plus avoir plus cette posture d’attendre, être juste concentré sur la volonté, la nécessité et l’amour .
Je reste persuadé que l’amour de l’autre nous permet toute lecture ou du moins facilite l’exercice. »

Ce texte est paru dans le magazine Santé Intégrative n° 39 mai/ juin 2014, dans un dossier consacré aux « Etats Modifiés de Conscience »

 

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22 réponses à “Drôle de voyage en Mongolie…”

  1. Anne-Marie dit :

    « Je reste persuadé que l’amour de l’autre nous permet toute lecture », je confirme
    “pourquoi cela m’arrive t-il à moi ?” n’a pas d’importance ce qui importe est de vivre ce moment
    « Je voyais et vivais tout dans cette confusion de l’autre et du moi … » Pourquoi serait-ce une confusion ? L’esprit est un et chacun doit vivre ce qu’il est appelé à vivre.
    « en faveur des enfants de rue » ou « dans la prison des femmes », c’est du pareil au même, l’esprit sait que le but est ouverture, confiance, joie donnée. Tout est gratuit ici.
    La générosité et l’absence de jugement permet cet état de conscience.
    Merci beaucoup pour ce partage

  2. Marion dit :

    Merci beaucoup…

    • saltos dit :

      Très interessant de l oeil au canal.
      Verticalité et con nexion.
      Vibrations des corps subtils.
      Très belle vision…

  3. Caroline H dit :

    MERCI – Gratitude infinie pour ce partage-voyage….

  4. orchis dit :

    merci de ce voyage partage
    Ne plus avoir plus cette posture d’attendre, être juste concentré sur la volonté, la nécessité et l’amour .
    Je reste persuadé que l’amour de l’autre nous permet toute lecture ou du moins facilite l’exercice.”
    merci de cette phrase cadeau qui m’ouvre un chemin pour accompagner une personne en fin de vie !

  5. marko dit :

    Merci :) Un temoignage rayonant de vie… ‘dire aux vivants combien on les aime …’ “fais avec ta conscience, il en est ainsi” … magnifique rappel de la liberte de chacun dans l’experience et le partage de l’amour, de l’esprit, et de ce que nous ne saurions nommer… (le mental et les images concretes n’ont que peut d’importance…)
    Merci encore:)

    • Wouah ! C’est René qui va être content de vos témoignages et je suis content pour lui. J’ai envie de laisser se dérouler cette vague d’ovation, en renchérissant : bien sûr, c’est l’amour qui est le principal ingrédient de toute thérapie, au dessus de toute technique quelle qu’elle soit. René nous en donne un parfait exemple.
      Je voulais dire juste à Anne-Marie qu’entre fusion et confusion, il y a un « gap ». Il ne faut pas oublier que les chamanes authentiques en complément de leurs dons, étudient et apprennent cette différence pendant de nombreuses années. Le sorcier Don Juan chez Castaneda parle de 13 ans d’entraînement intensif. Les mammu chez les Kogis (voir les articles que je leur ai consacrés) passent la première partie de leur vie (jusqu’à 20 ans) dans l’isolement au plus haut de la montagne. Fusionner avec l’autre afin de l’accompagner au mieux, n’est pas confusion, c’est presque une science exacte aussi…

  6. Anne-Marie dit :

    L’individuation est un travail d’orfèvre.

    • « L’individuation », pourquoi pas ? Mais alors comment la relier à cette belle expérience de fusion avec l’autre, telle que nous le raconte René ?

  7. Anne-Marie dit :

    Je vais reprendre ce que nous savons depuis longtemps. Notre devoir est bien, quand nous nous quittons, d’être encore plus libre que quand nous avons commencé la conversation. Il n’y a donc jamais de relation verticale mais l’impression d’être plus tonique, comme revigoré par une brise légère, une envie de danser. Cette pensée du don qui se devait(doit) de n’avoir aucune contre partie.
    Rencontrer quelqu’un est un cadeau, une joie, c’est un être vivant. les choses se remplacent, pas les êtres. Et vous ne savez pas si il vous sera donné de le revoir. Demandez à René si il n’était pas à fond dans ces moments de rencontre ? Les mots ont des sens différents pour chacun et par exemple je ne comprends pas ce qu’il a écrit : »Ne plus avoir plus cette posture d’attendre, être juste concentré sur la volonté, la nécessité et l’amour. » L’attente est parfois nécessaire comme il l’a fait 3 h par – 37° mais concentré sur « la volonté » je ne sais pas ce que ça signifie puisque chez moi j’annihile toute volonté pour être totalement ouverte à l’esprit, c’est lui qui me tient chaud. Peut-être c’est quelque chose de semblable mais exprimé autrement ? Faut pas trop s’arrêter sur les mots, l’important est que chacun reparte réconforté, joyeux, heureux même. Oui, nous sommes vivants et ça c’est extra-ordinaire, la réalité dépasse la fiction.

  8. Marion dit :

    Merci pour vos messages,cela fait chaud au coeur. Anne Marie, lorsque la mission est essentielle, l’attente ne pose pas de problème, c’est un cap, un temps nécessaire… Le temps est à l image de l ‘élastique avec ses lots de tensions et de relâchement..lorsque l ‘on est dans la justesse le temps n’existe plus…

  9. Anne-Marie dit :

    Bien commun = le ciel et la terre.
    Le mettre au pluriel (écrire:biens-communs)permet sa dégradation en idoles, institutions, outils. Vous êtes vivant et avez le devoir de prendre soin de chacun de ses habitants. On ne s’intéresse ni aux idoles, ni aux institutions, ni aux outils puisque nous les reformerons, ré-emploierons si besoin, au service des vivants. N’ayez donc pas peur!

    • Merci Anne-Marie, quand vous faites un commentaire de dire à qui vous répondez, quitte à recopier sa phrase. Je ne vois pas ce que cette histoire de « bien(s) commun(s) vient faire dans la conversation.

  10. « lorsque l ‘on est dans la justesse le temps n’existe plus… » c’est une belle phrase René. J’ai envie d’ajouter qu’il s’agit de la justesse de l’Etre ou de l’âme qui en est le reflet. Quand on est dans cette autre dimension hautement spirituelle, en EMC (Etat Modofifié de Conscience), non seulement le temps n’existe plus mais aussi l’espace et son illusion de séparation. On peut aussi appeler cela selon une terminologie moderne : être dans le champ quantique.
    Une des déesses les plus importantes de la mythologie grecque était la déesse Maât ; à la fin de chaque vie elle pesait les âmes sur sa balance selon le critère de la Justesse et non de la justice comme cela a été mal interprété…

  11. Anne-Marie dit :

    Je répondais à René Marion
    Il faut que je dise que je n’ai jamais compris la nécessité d’avoir une âme. Nous sommes un corps, pourquoi ne pas laisser passer le souffle de l’esprit à travers ce corps ?

    • Il faut donc recopier, Anne-Marie, la phrase de René pour que cela soit lisible par tout le monde.
      Quant à l’âme, c’est comme un intermédiaire entre le corps et l’Esprit qui travaille au principe d’individuation.

  12. Nicole dit :

    La déesse Mâat est égyptienne. Sur l’un des plateaux de la balance se trouve l’âme du défunt, représenté par un cœur d’humain, sur l’autre plateau, une plume… J’aime l’idée de justesse et non pas de justice…

  13. Anne-Marie dit :

    Je suis certaine que l’âme fut nécessaire pour constituer peu à peu l’individu. Chez nous, en Europe, elle est à l’origine de très nombreuses institutions, artistes, et autres ressources dont nous avons largement bénéficié.
    Il paraît même que l’âme pèse 21g.
    Bon, maintenant que personne ne se confond avec quelqu’un d’autre, ni avec un groupe, il est temps de prendre de la distance avec tout le fatras de symboles, d’idéologies, de rôles, de mythes, d’esprit de corps, d’images, de fonctions, de statuts, etc. Il est vrai que je ne comprends pas ce que tout ça vient faire avec l’harmonie et la joie. Ce ne sont que divisions intestines voulues par notre égo. Vous parlez de champ quantique, pour moi c’est simplement la conscience ! Nous aurons mis du temps à nous comprendre !
    Grâce à vous, j’ai compris pourquoi ce mot de « conscience » (que j’employais fréquemment parce qu’il lèse le vivant) était si mal compris. Je ne savais pas que ça s’appelait « quantique ».
    « Quant à l’âme, c’est comme un intermédiaire entre le corps et l’Esprit qui travaille au principe d’individuation. » D’accord, mais il est possible de faire sans. Il suffit d’accepter d’être un tuyau pour l’Esprit après avoir fait le tour de son égo. Je confirme que l’âme est un produit de l’égo.
    Est-ce que nous nous comprenons ?

  14. Anne-Marie dit :

    Voilà, je vous quitte. La liberté est écoute de l’Esprit.
    Vous savez que j’étais ici « par hasard » mais aujourd’hui nos chemin se séparent.
    Je suis la grande bénéficiaire puisque je sais maintenant les différentes teintes de la conscience pour l’humain.
    Je nous souhaite de nous retrouver sur une terre où la liberté (donc l’Esprit) et la gratuité habiteront nos cœurs, et nos corps

  15. Morel G dit :

    Dans les mentions légales de votre blog, vous signaler que vous êtes propriétaire de tous les éléments qui composent votre site…vous oubliez de dire que vous m’avez volé une de mes photo (yourtes en Mongolie, celle du bandeau à droite). Bien entendu vous interdisez de faire ce que vous vous permettez de faire : faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fait ! Je vous redemande de retirer ma photo rapidement (mon courriel adressé le 16 mars 2015 est resté lettre morte).

    • Voilà, j’ai fait le nécessaire, j’ai supprimé votre photo.
      Je crois me souvenir – il y a déjà longtemps – que j’ai trouvé cette photo sur internet dans la rubrique « images Mongolie ». Je l’ai choisie car je la trouvais belle, tout en étant persuadé que ces centaines de photos parmi lesquelles se trouvait la vôtre, étaient d’un usage libre. Je me suis trompé et je m’en excuse.
      Il est évident que si j’avais trouvé cette photo sur un site internet ou un blog ou un article avec un nom d’auteur, j’aurai demandé l’autorisation à celui-ci de la publier. Je l’ai déjà fait et cela m’a permis de tisser des liens d’amitié virtuelle.
      Par contre, je suis un peu étonné par votre réaction qui me semble trop vive, presque menaçante. Cela me semble aller à l’encontre de l’esprit d’internet à l’origine fondé sur l’échange libre d’informations et leur partage. La notion de propriété ou de copyright me semble donc d’un autre âge.
      Le chapitre au sujet des droits de propriété de tout ce qui figure sur ce blog a été écrit par mon webmaster pour des raisons formelles, je n’y attache pas beaucoup d’importance ; dans la pratique, je suis prêt à partager tout ce qui figure sur ce blog, le mieux étant bien sûr que je sois prévenu et que cela donne une opportunité d’échange.
      D’ailleurs, si cette photo est de vous, c’est que vous êtes allé en Mongolie et j’aurais préféré un témoignage de votre expérience de ce pays en rapport avec la photo.
      Que l’esprit de partage vienne vous visiter.