Quand il n’y a plus aucune barque…

Le golfe est vide
dans l’immensité humide de sa vase
sous un ciel gris plomb.

Quand il n’y a plus aucune barque à l’ancrage

pour vous inviter à son bord et prendre le large,
pour le voyage vers les îles enchantées
pour l’émerveillement de l’Ailleurs,

alors vous êtes piégés sur le rivage
cernés par les flots de la marée montante,
dans la prison de pierre grise
où s’agitent les foules devenues folles.

C’est un poème écrit il y a quelques jours, lors d’une escapade vers la mer,
quand le ciel était encore désespérément gris.
J’ai lu le soir même l’article de Danielle Clermont dans sa newsletter mensuelle
sur le ciel astrologique  du mois de mars.

Cela m’a éclairé sur mon humeur du moment,
sur ce qui nous attend
et la nécessité d’interroger et de contempler le ciel,
plus que jamais…

Début mars, l’alignement des planètes dans le signe du Poissons, se lit comme suit :
Neptune – Vénus – Chiron – Mercure rétrograde – Mars.
Une telle concentration d’énergie dans un même signe comporte toujours un risque d’exagération, de débordement et de « débalancement ».
Le point culminant de cet excès « Poissons » sera certes la Nouvelle Lune du 11 mars.
Il est tout à fait possible que l’ambiance nébuleuse (typique de ce début d’année)
soit encore bien présente pour les douze premiers jours du mois.
L’élément eau qui symbolise les émotions, et l’élément Ether propre à Neptune (maître du Poissons),
se combinent ici intensément pour favoriser des introspections, des ouvertures sur les mondes invisibles, des prises de conscience et des guérisons.
Il y a comme un parfum volatil et irrationnel qui flotte dans l’air en ce début mars,
avec des fluctuations d’humeur et des vagues à l’âme.

A partir du 12 mars, et de façon exponentielle jusqu’à la fin du mois, il y a définitivement un changement de ton !
La planète Mars, planète par excellence de l’action, entre en Bélier, le signe qui lui est par tradition associé. Mars en domicile est donc tout puissant et va nous insuffler du Feu (de l’énergie pour agir).
Le 20 mars, avec l’arrivée du soleil en Bélier (l’Equinoxe), c’est une grande porte cosmique qui s’ouvre,
déversant sur nous un torrent de lumière et de conscience…
Direction bâtir le Nouveau Monde !
Le 22, l’arrivée de Vénus en Bélier est un signal fort :
« puissent nos actions toujours émerger du coeur »…
Le 22 mars, Mars est conjoint exact à Uranus en Bélier.
Le 27 mars, Mars est carré exact à Pluton,
le tout est intensifié par les énergies de la Pleine Lune du 27 mars
qui active l’axe Bélier – Balance…
En fait, ce sont les dix derniers jours qui donnent l’impression d’être une véritable marmite en ébullition, ou peut-être un circuit électrique sur le point d’éclater pour cause de survoltage.

Par souci de clarté, je ressens les deux dernières semaines de mars comme bénéfique au niveau individuel, pour qui veut bien s’ouvrir aux énergies nouvelles et sauter dans le train qui passe (vitesse grand V),
quitte à laisser les valises sur le quai de la gare – image pour dire : « laisser partir ce qui doit partir ».
Par contre, au niveau mondial, mon ressenti est tout autre.
Sans vouloir faire de prévisions (ce n’est pas mon rôle),
il n’en demeure pas moins que les aspects qui touchent Uranus et Pluton ont véritablement le pouvoir de précipiter les effondrements de « l’ancien monde », créant au passage des grands moments d’éveil collectif.

Quand la poésie rejoint l’astrologie, c’est une intégration osée qui me plaît,
je souhaite qu’il en jaillisse la lumière de vos commentaires.

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6 réponses à “Quand il n’y a plus aucune barque…”

  1. Claudine D dit :

    Bonjour,
    Jusqu’à présent, j’avais toujours regardé l’astrologie avec un oeil narquois et condescendant. Mais après avoir lu la lettre de Danielle Clermont et ce qu’elle nous dit des effets de la pleine lune de la fin février et de ses conséquences encore actuelles, je trouve que cela correspond tellement bien avec les changements énergétiques que j’ai observés en moi que dorénavant je vais essayer d’observer les corrélations futures (je n’ai pas dit les causes); et peut-être changerai-je d’avis !
    Merci pour cette nouvelle piste de réflexion.

    • oui, Claudine, l’astrologie est une bien étrange science, venue du fond des âges (sumériens, chaldéens, égyptiens,etc), et qui témoigne d’une époque où la contemplation du ciel, le mouvement cyclique des planètes, le cycle de la nature et des saisons, entraient en résonance avec la psyché humaine, pour lui donner un sens profond, par cette non moins étrange loi que le macrocosme est le reflet du microcosme et inversement.
      On peut dire que c’est une science intégrative avant l’heure qui ose relier la subjectivité et l’objectivité et on comprend pourquoi, elle s’est attirée les foudres de la science matérialiste, réductrice, même si bien sûr, il y a eu pas mal de dérapages comme dans n’importe quel domaine de la connaissance.
      Cette science millénaire, qui a été d’ailleurs bien actualisée par l’introduction des trois planètes lentes Uranus, Neptune, et Pluton, Danielle Clermont, la québécoise, « l’intuitionne » très bien, et je crois que la situation du Québec y est pour quelque chose, loin des prégnances et pesanteurs culturelles du vieux continent.

  2. Jubin monique dit :

    Bonjour Alain,
    hasard (???)d’internet: en cherchant des infos sur la spirale intégrative de Beck (j’ai participé le w-end dernier, en partie, au congrès du Cervis Atlantique) j’atterris sur ton article! Merci pour tout ce que tu y développes…
    et en allant sur ton blog intégratif, autre surprise: je lis que tu reçois les infos de Danielle Clermont, auxquelles je suis abonnée également, et que j’apprécie beaucoup chaque début de mois!
    Deux surprise sympas pour commencer une journée, j’aime!
    Que la tienne soit belle et bonne.
    Monique

  3. Michèle dit :

    Oui, jolie synchronicité et les ponts s’enjambent entre tous les domaines, pour peu que l’on soit ouvert aux messages; et moi aussi j’aime beaucoup lire les bulletins de Danielle Clermont, à la fois pour recevoir ses conclusions astrologiques et intuitives, et pour les comparer à mes sensations et aux « climats » qui me traversent. Cela permet non seulement d’apprendre, et d’affiner mon ressenti. Et bien sûr, la poésie est aussi une voie d’écoute…
    Bonne soirée

  4. Catherine B dit :

    J’aimerais bien parfois prendre une barque et me laisser bercer par les flots…Comme ce serait doux, de laisser faire ce mouvement sans rien vouloir d’autre que ce qu’il veut, quitte à se laisser submerger par les flots, pourquoi pas!

    • oui, Catherine, c’est un des symbolismes de la barque que vous nous exprimez là. Celle-ci représente notre « moi » quand il est centré et donc en lâcher prise, prêt à rejoindre ou à fusionner avec le grand Tout représenté par les flots, par l’Océan, quitte bien sûr à se faire submerger, ce dont n’a pas peur le moi réalisé.
      J’ai écrit il y a maintenant quelques années tout un chapitre sur internet au sujet des barques – sur un site consacré tout entier à la poésie.
      http://www.alaingourhant.fr/barques-et-plates.htm
      à la fin il y a des histoires de barques et des mythologies :
      http://www.alaingourhant.fr/legendes-de-barques.htm